Le Chabian, 7 septembre 2011

Nous avions obtenu le permis de construire de la maison expérimentale de Dèves à condition de nous prendre totalement en charge au niveau des services communaux (eau potable, évacuation et traitement des eaux sales, électricité, chemin...) ce que nous respectons depuis 34 ans.

Avec le directeur de la D.A.S.S. il avait été convenu de socialiser nos recherches et inventions sur le recueillement, le traitement biologique de l'eau usée ce que nous avons fait tout au long de ces années. En effet, dans cette continuité de la recherche, nous avons réalisé la phytoépuration à rejet zéro et le cycle biologique pour les eaux usées. Toutes ces recherches ont été socialisées avec le site La Goutte d'Eau de Pluie (http://lagouttedeaudepluie.sib.org).

Nous avons accueillis le Maire, un membre du Conseil Général et une entreprise d'assainissement puis un grand groupe du Conseil Général qui désiraient voir nos systèmes d'assainissement. Celui-ci a pu constater que nous ne rejetions absolument rien dans l'environnement.

Ce constat ayant été fait par cette personne, nous avons été quelque peu surpris de recevoir de la part du Sivom un document nous facturant un montant "d'assainissement". Quel est cet assainissement puisque nous nous prenons totalement en charge à ce sujet et qu'il a été vérifié que nous ne rejetions ABSOLUMENT RIEN DANS L'ENVIRONNEMENT ?

En conséquence, nous demandons à être rayé du fichier et listing de la régie du Sivom, d'autant que nous n'avons signé aucun contrat avec quelque organisme que ce soit.

En plus d'avoir développé depuis 1980 la phytoépuration, avec dynamisation des bactéries et plantes macrophytes qui épurent et aseptisent l'eau, nous avons ajouté le rejet zéro qui dynamise la biomasse, agissant ainsi contre les incendies et le réchauffement climatique. Ce système pourrait être étendu au 1'600 millions de m3 d'eau qui polluent 90% des nappes phréatiques et des rivières de France.

Nous avons constaté que dans 54 départements, des systèmes de phytoépuration à rejet zéro ont été réalisés sur notre modèle et que des entreprises ont même breveté, à notre insu, notre invention mais qu'importe puisque cela est bon pour la planète.

Jonc Massette (typha) Iris jaune

Actuellement, près de Nîmes, à Cabrières, le service du contrôle des assainissements exonère, de fait, les personnes qui ont investi dans la phytoépuration à rejet zéro puisqu'il n'y à rien à contrôler.

A Alès, il y a quelques années, la station d'épuration ne fonctionnant pas bien, une partie de l'eau d'égout est allée dans le gardon, des personnes ont pris alors la décision de ne plus envoyer dans le réseau général toutes les eaux usées et ont réalisé des phytoépurations à rejet zéro.

Quand on constate que même les sangliers sont victimes d'empoisonnement , conséquences de rejets d'eaux sales provoquant la prolifération d'algues qui, entrant en putréfaction, deviennent très nocives, notre rejet zéro a un bel avenir (36 sangliers sont morts dans les côtes d'Armor).

De plus, la construction d'une petite mare étanche de 20 m2, pour les 100 m3 utilisés classiquement, en sortie de fosse sceptique, éviterait la contamination des nappes phréatiques.

Aujourd'hui, nous assistons à la difficile et timide remunicipalisation de l'eau, 50 communes l'ont fait depuis l'an 2000 car 80% de la production et de la distribution de l'eau sont aux mains des multinationales du CAC40 (Suez-Ondeo, Véolia, Saur) qui en 2008 ont redistribué 38,2 milliards d'euros à leurs actionnaires, soit 21% du produit intérieur brut, il serait préférable que cet argent reste à la population. De plus, leurs contrats d'affermage sont sur une durée de 20 ans... (cf Manière de Voir N°112 Le Monde Diplomatique).

Nous insistons sur le fait que si la surface d'un bâtiment est suffisante pour son autonomie énergétique, il peut aussi être autonome en eau grâce à la récupération et au stockage des eaux de pluie (www.eautarcie.org).

Quant à nous, nous essayons de socialiser des kits de rejet zéro pour Haïti où déjà l'on compte plus de 4000 morts à cause du choléra propagé par la contamination des eaux.

Nous espérons que vous accéderez à notre juste requête pour ce bien commun qu'est l'eau et qui doit être gratuite pour l'humanité puisque encore aujourd'hui 1,3 milliards de personnes sont privées d'eau potable et 6 millions de personnes meurent à cause des 400 contaminants que l'eau polluée véhicule, d'où l'intérêt de la phytoépuration à rejet zéro.

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, nos salutations écolosociales.

Michel ROSELL Architecte D.P.L.G., Urbaniste Université d'Ecologie Appliquée et Solidaire

Françoise MORVEZEN Infirmière

Menthe aquatique Sauge bleue Jacynthe d'eau Laitue d'eau Nénuphar Thalia Carex Menthe poivrée

En résumé :

  1. L'évaporation de l'eau d'égout traitée se situe hors champs d'application du décret du SPANC
  2. Le contrat forcé, en France, est illégal et nous avons appris qu'à ce titre, 13 personnes dans la commune de St-Just-et-Vacquières qui ont des assainissements autonomes refusent de payer cette taxe.
  3. Ayant respecté nos engagements vis-a-vis de la commune en ce qui concerne notre prise en charge sur :
  • l'eau
  • l'assainissement
  • le chemin

que nous entretenons en élaguant et en mettant des langues de béton ce qui nous revient à 1'200 euros par an, plus le travail de préparation de plus d'un mois, c'est pourquoi toutes taxes nous semblent injustifiées.

Il est à noter cependant qu'en ce qui concerne le chemin communal, il est utilisé par les camions de débardage du bois, les cohortes de 4x4, de motos, de quads ainsi que par les chasseurs, tout cela en période hivernale ou de pluie délite le chemin mais comme stipulé sur le contrat écrit avec la municipalité, nous en assumons seuls l'entretient.

Notes : Les réseaux d'eau en milieu ruraux sont chers, pas rentables et l'enjeu de la spéculation financière qui veut un profit à deux chiffres : Par contre, la captation d'eau de pluie, sur toiture, mise en citerne offre une quantité d'eau beaucoup moins polluée, moins chère et hors spéculation (il tombe 80cm d'eau par an par m2).

Roseau commun : phragmite Reine des prés Prele d'hiver

Plus de détails et d'images dans le document original au format PDF : Lettre au Conseil Municipal et à la Population d'Aigaliers : Retrait du listing du Sivom